18 janv. 13
C'est vrai, ça.


Je marche dans la rue, j'entends tu sais, comme quand on dit que la chanson française est un monstre gluant, et quelques pas plus loin, quand j'avais 7 ans j'avais l'impression que la vie c'était pas de la tarte. Pfiou pour l'instant, moi, je n'ai pas du passer assez de temps sur le-divan-pas-divan pour me rappeler de ce que je pensais de la vie quand j'avais 7 ans. Je me souviens en revanche que c'était l'époque à laquelle je me suis rendu compte qu'écrire un livre c'était dur, en fait, et je m'acharnais à raconter cette histoire de maison et d'ours, sans trop de résultats. Les doigts rouges et de la neige sur les bottes, mais aussi de quoi faire la dernière galette de l'année, alors. J'ai passé un excellent week-end, de ceux qu'on note dans son agenda et qui font passer les semaines à l'attendre plus vite. De ces journées qui me font adorer être une fille, faite de marathon shopping et de révélations autour d'un thé, bien sûr. Je l'ai dit, je lui ai dit, dans la nuit dans un souffle, et à elle aussi. Maintenant la vie fera le reste. L'amour, peut-être un peu aussi.
Je termine une promenade que je n'aurais pas du faire, les doigts rouges qui dépassent des mitaines, les doigts coupés par les sachets. Je tâtonne, tâtonne, tâtonne en cette première année de travail, et je découvre les side-effects de cette idée que j'avais de m'installer à la campagne pour croiser des gens que je ne rencontrerais pas autrement. La neige me tient à distance, et je glisse, glisse, glisse, mais on s'habitue presque.
En bouche j'ai mille goûts. La confiture de citron vert sur le pain raisins noisettes, le matin, avec du thé à l'amande. Celui à l'orange sanguine, qui jurait un peu avec ce crumble aux pommes, mais pas tant que ça. Le banoffe pie très glouton du week-end dernier, terminé à même le plat, comme les vrais! Mais avec du thé jaune-soleil, au melon, à la pêche, à la lavande et d'autres choses douces. Maintenant il me fera toujours penser à quelqu'un que je ne connais pas très bien, mais qui assurément fait partie de la caste de ceux qui donnent envie, de parler, de tricoter et de tout ce qui fait que c'est la vie et que c'est bien.
Je marche encore, mais il est tard cette fois, et je rentre d'un pas extatique d'être allée voir the master. Engoncée entre mes châles et mon gilet, j'ai encore un peu la bouche bée. J'espère qu'en tête j'aurai longtemps les plans magnifiques, les sons qui emmènent loin, et l'histoire qui fait chavirer.
J'ai parlé d'attaques de panique, de cette période bleue-grise-un peu jaune-quand-même quand je révisais en écoutant france musique, et lui m'a dit que les guillemets que j'utilisais pour faire comme si ce que je disais ça n'était pas vraiment moi, et bien ils étaient partis. Un peu de silence ici, c'est vrai, mais c'est parce que ça parle partout, tout le temps, et parfois je trouve que c'est trop. Des fulgurances, des marottes, des gens qui d'un coup prennent plein de place dans une vie, puis plus rien, et moi je suis pas très bonne à ça. La vie c'est pas de la tarte, mais c'est un plaisir que de faire durer ma part.

Enfin !!!
Little LOBSTER si virtuelle sois-tu... "mais pas que" c'est ça??? c'est bon de te retrouver en train de déguster ta part du gâteau...