07 oct. 11
Drive ♥
Accepter pour être gentille d'aller voir un film de garçon... et en ressortir complètement happy, c'est possible! C'est ce qui m'est arrivé hier soir avec Drive, alors qu'à moitié en pyj sur le canapé je n'étais pas tout à fait en condition pour sortir, mais un certain Mr a insisté.
Vingt minutes plus tard je lui demande si c'est normal qu'il n'y ait que des garçons dans la salle? Dont plus de la moitié avec des blousons de moto? Je me sens tout à fait à ma place.

Je m'apprête donc à voir une espèce de Fast&furious, même si vu qu'on est dans le cinéma qui ne passe pas des Fast&furious et organise des soirées Kubrick, j'ai un vague espoir qu'il se passe quelque chose d'intéressant. Enfin c'est ce que je me dis pour me rassurer.
Cinq minutes après le début du film, après être tombée amoureuse de Ryan Gosling, je suis prise dans ce polar qui se transforme rapidement en un western où les voitures remplacent les chevaux, mais où les héros sont toujours aussi solitaires et taciturnes.
C'est chaud, c'est poisseux, c'est goudronné, on y respire Los Angeles, mais c'est lumineux aussi, on entrevoit une certaine délicatesse, qui oscille avec une violence qui fait peur, et même un peu d'amour... j'aime tout de suite ce héros qui pourrait bien être méchant, redoutable, mais qui ressemble surtout à un gosse timide.
On a regardé en une soirée cet été la trilogie Pusher, adoré Bronson quand il est sorti, et avec Drive et son univers léché mi 80s-mi kitsch,on devient définitivement des groupies de Nicolas Winding Refn.

Sans parler de la b.o que j'ai acheté sur *tunes à peine être rentrée, que je vais écouter en boucle pendant quelques temps... d'ailleurs ce soir je fais mon premier grand trajet (= je vais plus loin qu'au supermarché ou à un babysitting) avec ma voiture que je viens d'acheter et que je me sens grande d'avoir fait ça, alors cette musique sera d'une compagnie parfaite pour me faire sentir comme un pilote.
Bon week-end!
25 juil. 11
My trip à moi



Un triptyque en 3 chiens, et une baleine que j'écoute en boucle.
Revenue du mini-périple, il y a eu de jolis mots, de la promenade-shopping sous la pluie, une réconciliation avec les prix ronds de chez Monop (1,75 euros la jupe, qui dit mieux?), un revival de la colo maison et devoir se dire que non, décidément, on ne sera peut-être jamais blondes comme sur la boîte...(la vie est dure!), un vernis moutarde comme j'en rêvais. Du bon manger (linguine au foie gras maison et aux morilles), la découverte du Pastis, et beaucoup, beaucoup de thé.
Pour adoucir le retour à la vraie vie on est allé voir "The trip" hier, de Michael Winterbottom, avec Steve Coogan et Rob Brydon, qui fut délicieux, english à souhait, je vous le recommande.

Have a nice week!
24 juil. 11
Maudite aphrodite ♥ Helena Bonham Carter
Un film de Woody Allen que j'ai adoré voir plusieurs fois, pour elle aussi. Je l'ai aimée dans le triptyque de James Ivory (Maurice, Retour à Howard's end, et Chambre avec vue)... chez Tim Burton aussi bien sûr...
Ça me fait rêver qu'elle est été en couple avec Kenneth Branagh... et dernièrement je l'adore en sorte de Zezette épouse X qui vivrait dans un manoir avec un masseur et 18 chats dans la prochaine campagne pub de Marc Jacobs!

Le deuxième visage de cette campagne est Elle Fanning, ce qui n'est pas mal non plus...!
16 mai 11
speechless

Je reviens de l'avant-première... et j'ai seulement envie de vous dire que j'espère beaucoup beaucoup que vous verrez ce film!J'avais oublié toutes ces sensations de quand on est petit que ce cher Mr Malick m'a remontré... et la beauté tout partout. (la partie avec les dinosaures en moins!!=)
24 févr. 10
En parler sans vendre la mèche
Hier soir, enfin il y a quelques heures je suis allée à l'avant première de Shutter Island. THE Shutter Island de Martin Scorcese. Oui vous savez le film que perso rien qu'en voyant la bande annonce j'avais envie de me cacher les yeux. Mais I DID IT! Bravement et vaillamment et aussi parce que les avant-premières c'est tjs sympa et que j'avais une bonne réduc avec ma carte étudiante...
et?...
bien sûr que j'ai aimé! Déjà j'étais en conditions, Scorcese-coachée
car la nuit d'avant j'étais tombée sur Casino (autre film du Martin,
avec Sharon Stone et De Niro, rien que ça. Et des manteaux en
chinchillas.) lors d'une damned insomnie que en fait j'ai
résolue à coup de tisane et de fromage blanc à la fleur d'oranger. Mieux
qu'un remède chinois je vous dis!
Bref, avec Mr Pimpin on était paré, on avait prévu le matos en passant chez Monop qui est très très très bien placé à quelques pas du ciné. Armés de 7up light (j'ai redécouvert cette liqueur divine grâce à leur version light, ça me rappelle les goûters du collège aux relents de soda et autres cochoncetées...), de gâteaux apéros des années 80 pour Mr Pimpin (cette appétence pour les biscuits ringards est un de ses petits défauts dont il a du mal à se défaire... snif!) , on était prêts à jouer le jeu de: "je suis au ciné pour en prendre plein les mirettes Léo show me your gun!".
Et en effet c'est plutôt ça qui s'est passé, j'ai sursauté, me suis peut-être caché les yeux une ou deux fois..., et surtout je suis restée bouche bée les 20 dernières minutes genre "oh noooon pas ça!!"...Tout cela donne plutôt envie de dire Well done Martin, non? Et aussi de lire le livre dont est extrait ce film.
Je n'en dis pas plus car je risquerais de fauter et d'en dire trop! Par contre il y a quelques défauts "américains" on va dire, qu'on remarque quand on a l'habitude de voir autre chose que la série des Rocky. Des scènes où l'on voit un peu trop que derrière en fait ils jouent devant un fond vert et que je te rajoute des arbres par dessus genre "tiens tiens ça ira plus vite comme ça" et un peu trop de brushing pour Leo mais je serais sa coiffeuse je pécherais sûrement par excès de zèle moi aussi...!
Et vous, vous comptez y aller?! Vous me direz ce que vous en avez pensé...
13 févr. 10
Back to reality
Après une petite plongée dans les cours nocturnes (j'entends ceux qui obligent à rester dans une fac déserte après 18h dans une ambiance pré glaciaire) et des révisions encore plus nocturnes (j'entends celles qui font qu'on entend passer les gens qui nettoient les rues du centre ville quand il est très très tard...), je peux en ce premier jour de vacances reprendre vie...
Enfin reprendre vie, c'est un bien grand mot. C'est peut-être un peu "tirer le taureau par les cornes" si c'est bien aça qu'on dit. En même temps j'ai envie de dire que s'il y a bien un endroit où je peux exagérer et mentir éhontément, c'est bien sur ce petit blog, non? Pour être honnête (quand même) je vous dirai que Reprendre vie aujourd'hui ça s'est traduit par ça:
Une petit lever à 10h, ce qui est assez tôt sachant que j'étais rentrée à 4h d'une soirée "youpiii c'est les vacances tiens si on buvait de la liqueur de litchis en mettant des vrais litchis dedans ?" ( ce qui entre nous n'est d'ailleurs pas mauvais du tout)... l'œil hagard, je suis sortie du lit un peu genre "mmh mais qu'est-ce que je fais là? est-ce que j'ai cours? aaarg j'ai loupé le tram..." (dur dur de se mettre en tête que pendant 15 jours je suis exemptée de ce genre de tracas!) je me suis véhiculée vers le fauteuil le plus proche (ce qui a pu se faire en un nombre de pas assez réduits étant donné la petitesse de ma cabane).
Dans une sorte de mouvement inconscient j'ai allumé le disque dur de ma tv box (enfin la boîte livrée avec free sur laquelle je branche ma clé usb, si cette chose a un nom) et lancé l'épisode 16 de la saison 2 de Twin Peaks. Ça fait un bon mois que je suis sur cette série crée par David Lynch himself et j'avoue que depuis que je guette les aventures de Dale Cooper, ses collègues les Desperate Housewives et compagnie que j'avais l'habitude de guetter sur les sites de Streaming (bouh je sais!) me paraissent bien fades...

Trois épisodes (de 45 minutes je précise humhum), et un bol de glace au chocolat noir comme déjeuner plus tard (on est gastronome où on ne l'est pas n'est-ce pas...) je décidais que les efforts (sic) de la matinée avaient été assez forts pour mériter un petit repos... c('est ainsi que tout naturellement je filais pour une sieste moelleuse dont j'émergeai quelques heures plus tard.
Une petite séance de découpages de magazines plus tard (j'adore garder des piles de Elle et de profiter d'une journée en pyjama pour en découper 20 d'un coup, et classer les images à afficher, les recettes, et les sites à visiter dans des petits tas devant moi...) me voilà à vous raconter ma journée larvesque et néanmoins douce, douce, douce...
Ça n'est pas tout, mais j'ai encore quelques épisodes à regarder moi, avant de sombrer dans une terrible dépression due au fait qu'il n'y a que deux saisons et pas une de plus de ce chez d'œuvre. Il va falloir penser à un sevrage en bonne et due forme! Heureusement il y a un film éponyme pour clore la série, ça fera toujours 1h30 de plus!
16 oct. 09
Mic mac
Vendredi
dernier (vous remarquerez que cet article a demandé un certain délai de
réflexion...) nous sommes allés voir l'avant première de "Mic Mac à
tire larigot", le dernier film de Jean-Pierre Jeunet.
L'histoire ?
Bon vite fait alors, on n'est pas sur Allociné ici. Dany Boon veut se
venger d'un truc grave, et y'a des gens bizarres qui vont l'aider. Voilà
tout est dit.
Est-ce que j'ai aimé (c'est quand même le plus important, on est sur mon blog ici non mais...) et bien je dois dire que oui...
Bon est-ce que je peux l'avouer? Sortez les pierres, préparez vos
armes... j'avoue que c'est le TOUT PREMIER film de JJ Jeunet que je
voyais. Quoi, même pas Amélie Poulain? Eh bien non, ni ça, ni Un long dimanche de fiançailles, ni Alien 4
ni rien d'autre... J'avais peut-être envie de passer entre les mailles
du filet de la "JJJ's addict" (comprenez la secte des gens avec la
musique d'amélie Poulain sur leur portable). Bref j'étais donc là en
terrain vierge si l'on puit élégamment dire, et je crois que j'ai encore
mieux profité du film et de ses bizarreries. Parce que Mr Pimpin, qui
lui avait déjà tout vu, il est sorti en disant "mouais, Delicatessen
c'est plus mordant par exemple, là c'est gentil-gentil" (oui Mr Pimpin
est critique de cinéma à ses heures perdues, c'est pour ça que c'est si
profond ce qu'il dit).
Et effectivement, le lendemain on filait au vidéoclub (il faut que je vous parle de ce videoclub à deux secondes de chez nous avec de la moquette rouge au sol et des vieux films, et le chien qui est toujours dans la boutique) et on louait Delicatessen: la grosse claque que voilà. Et à côté Dany boon m'a eu l'air d'être un 7 nains croisé avec Harry Potter.
Ce qui était bien, c'est que Mr Jeunet himself était là à la fin du film pour le présenter et répondre aux questions de ses fans (c'est le mot). Omar (d'omar et fred,hein) devait être là aussi, mais il était malade (et moi j'étais trop triste car je l'aime un peu beaucoup et que dans le film il joue quelqu'un qui parle toujours avec de vieilles expressions et que moi parfois je sors des choses comme "Ma zette" et que tout le monde me regarde alors en voyant le film je me suis dit que c'était mon dieu). Et donc tout le monde a pu poser ses questions, et connaître un tout petit peu la petite histoire du film... ce qu'ils ont fait des personnages en métal du film, comment ils ont trouvé les expressions d'omar etc... il y a aussi eu les questions des JJJ'a addict: oui euh, j'ai vu Amélie Poulain 8 fois au cinéma, je voudrais savoir s'il y aura une suite?. Et les questions des désespérés: moi je suis en deuxième année de cinéma à la fac, je voulais savoir si vous n'aviez pas un stage pour moi? Celles des intellos: hum, j'ai cru remarqué dans la 14 ème scène une référence au court métrage "blblbla" de Murnau tourné en 1912 à Shlibidi, est-ce que c'est pour témoigner de la chute du cinéma français ? Celles des fans émerveillés: Mais où trouvez vous tout ça?! Des gens normaux qui vont au cinéma quoi...
et vous, est-ce que vous comptez y aller le 28 octobre?
07 juil. 09
Retard, retard, retard
Pourquoi?
Juste parce que la fête du cinéma on se l'est faite hier, alors qu'elle est finie depuis vendredi... MAIS pour votre gouverne nous ne sommes pas complètement bêtes car le petit cinéma qui passe des films bien en vo et qu'est pas cher ici à Besançon prolongeait l'offre et mettait tous ses films à 4 euros. Et toc.
On en a donc profité pour voir tout de go trois films qui nous ont transportés aux quatre coins de la terre et des émotions, les voici:
Tout d'abord Amerrika.
Qu'on est allé voir car en général j'aime les films Amos Gitaï et la bande-annonce du film m'y faisait penser.
L'histoire est certes classique, mais pas moins révoltante, une mère et son fils "sans nationalité"
(venant des territoires occupés palestiniens) cherchent un ailleurs où
vivre mieux, et partent aux Etats-Unis. S'ensuivent naturellement
déracinement, désillusions et tout le panel de malheurs qui peuvent
arriver dans ces conditions.
C'est très touchant, et plutôt révoltant
pour ce qui est de la "Promised Land" où tout est possible j'ai nommé
les usa... Il est très agréable à regarder, surtout en vo où l'on passe
sans cesse d'une langue à l'autre, un peu la métaphore de ces personnes
qui sont "une minorité ici, une minorité là bas".
Ensuite grand changement de genre, avec un film japonais comme je les adore..."Departures"
Ce film est encore une fois le moyen de découvrir le raffinement et les charmes de la culture japonaise...
L'histoire: un violoncelliste retourne dans sa ville natale et postule pour un travail "d'aide au départ" sans savoir que le voyage se fait vers l'au delà pour les personnes qu'il aura à traiter... Cela engendre bien sûr tout un tas de situations cocasses, et aussi très belles et apaisantes, comme les longues scènes de mise en bière qui sont très délicates et chorégraphiées et qui nous donnent à voir l'évolution de la culture japonaise, et la pérennité de ses rituels. C'est aussi une réflexion sur la marginalité. C'est beau , intéressant et drôle, je ne peux que vous le conseiller. Attention si vous êtes comme moi fana de gastronomie japonaise, vous aurez très faim en sortant...
Et pour finir...
Oui oui j'ai fait ça... et ma "critique" va être décousue, certainement sa queue ni tête, et pleine de contradictions.Car ce film peut il être perçu autrement que beau et choquant à la fois? Puissant mais grotesque? Obscène mais délicat?
Ce sont les contradictions qui au cours de la séance m'ont fait passer d'une émotion à l'autre, en me laissant complètement habitée par le film, qui réveille en soi des émotions que l'on préfère certainement laisser dans son inconscient, puis parfois être terriblement choquée et dégoutée, et ayant besoin de se raccrocher aux détails qui font que le film et à la limite du mauvais film d'horreur (le renard qui parle humhum...)...
Dommage que je n'ai pas toutes les clés pour le faire mais je suis certaine que l'on peut faire une lecture très psychanalytique du film, qui lui donnerait une tout autre profondeur et perspective... pulsions de mort et de vie, refoulé, désir de castration... bref que du joyeux.
Tout le monde pourra cependant être happé par l'esthétique du film, qui est vraiment magnifique. Des plans superbes, et des images qui marquent vraiment...
24 nov. 08
Quote
"Le théâtre c'est comme les chiottes ou le cimetière...Quand faut y'aller faut y'aller!"
Ah que serions nous sans Arte et la diffusion de ces chefs-d'oeuvre tel "Le dernier métro" hier soir...redécouvrir Depardieu avec encore quelque chose de fragile en lui...cette reconstitution loin d'un Amélie Poulain enjolivé...cette critique de la lacheté,et ce regard sur l'amour.








