30 janv. 12
Dans le tram, au lit et à la récré.

J'aime les nouvelles, j'aime Roald, ces pages furent parfaites.
J'ai ri, souri, les yeux m'ont piqué un tout petit peu, et j'ai même pu m'en servir en rééduc.
C'est l' ♥ ce livre!
Roald Dahl, Mieux vaut en rire, Gallimard Jeunesse.
Et au fait...
Vous auriez envie d'une petite tasse de ce roobios de chez Kusmi tea, tout neuf tout neuf en 125gr , et qui inaugure un grand tea-tri?
je le troque contre ce qui vous plaire, pelote de laine, bouquin, autre thé... bref let's swap!
ce thé part au Japon (cette chance!), mais si ça vous dit, il y aura d'autre tea-tri!
22 nov. 11
Etre invisible, c'est un gros défaut

Être en stage, c'est faire de la route, se faire accepter par tout plein de petits patients, se demander comment on ferait, nous, face à cette maman ou à cet enfant qui a envie de tout sauf de passer une demi-heure dans ce bureau... et c'est aussi de belles découvertes, comme ce petit bouquin. Je l'ai repéré qui traînait sur un coin de bureau, et tout de suite sa couverture à la "En attendant Godot" m'a interpellée.
Je l'ai emprunté, puis englouti le soir même. Pour filer la métaphore je peux vous dit que je m'en suis délecté, de cette histoire de pingouins, trois plus précisément, qui se demandent si Dieu existe, s'il peut demander de la tarte au fromage sans se faire prendre, si l'on a le droit de dire de tristes choses, si l'on peut être pingouin et colombe, ou s'il faut choisir son camp.
Les chouettes illustrations de Jörg Mühle étayent l'aventure de ces pingouins qui partent sur l'arche de Noé, avec leur grosse valise et leur odeur de poisson, en croisant sur leur route de petites créatures, et moult interrogations sur la vie et l'origine des choses.
Vivement le prochain bb sitting que je puisse raconter à haute voix cette jolie histoire!
L’Arche part à 8 heures, d'Ulrich Hub et Jörg Mühle
17 nov. 11
To be sweet [prétérit : was, were, participe passé : been]

Il y a des petits plaisirs que l'on veut récurrents... acheter de jolis livres de cuisine, sentir Noël s'immiscer tout doucement dans le quotidien, et feuilleter les livres de Trish Deseine en font notamment partie. Alors quand j'ai vu sur twitter qu'il était possible de les réunir tous les trois rien qu'en filant à la f*ac, je n'ai pas hésité!
Je suis revenue très fièrement à la maison avec mon très très grand livre, qui m'a rappelé un livre que j'avais petite qui s'appelait "the biggest book on earth" qui était en effet très grand. Je me souviens du jour où j'ai remarqué que j'étais devenue plus grande que ledit livre, et à ce moment là je crois que j'étais pour moi devenue pratiquement une adulte, forcément si je dépassais ce livre qui avait tout l'air d'être aussi grand qu'un gratte ciel. C'est comme quand le bac ça nous paraît être une telle épreuve lorsqu'on est en 4ème. Puis finalement on arrive en juin de la terminale, à réviser l'histoire de la colonisation la veille pour le lendemain. Enfin ça c'est peut être pas pour tout le monde.
Bref ce livre est chouette, et m'a tout de suite donner envie d'organiser un repas de noël en avance! D'ailleurs c'est l'anniversaire du Mr vendredi, une bûche pour son bday, ça n'est pas si anachronique, si?
Petit Noël à la maison, Trish Deseine, chez Marabout.


29 sept. 11
Parenthèse(s)




Ces derniers temps on dirait bien que mon cerveau est à nouveau d'accord pour laisser un peu de place pour des mots qui ne sont pas les siens, alors je peux à nouveau savourer quelques heures en compagnie d'autres histoires que la mienne.
Je croyais emprunter Sukkwan Island de David Vann par hasard, parce que le nom du Mr avait été cité de par et d'autres et que je l'avais en tête... et au bout d'une cinquantaine de pages dévorées je me suis rendu compte que j'avais offert ce livre à un de nos meilleurs copains l'an dernier... je me souviens avoir adoré les romans de Jack london offerts par mon père petite, alors je reviens toujours à des romans qui décrivent cette nature américaine avec plaisir. Et assez vite j'ai été prise par la narration si forte, et l'histoire d'une folie qu'on y découvre. Un livre qui donne envie que le trajet de tram se prolonge tant il est dur de le quitter quand il n'est pas fini.
Un peu de lumière après la noirceur de ce roman, c'est tout ce dont j'avais besoin, et je l'ai parfaitement trouvé dans Les trois lumières de Claire Keegan. J'ai aimé les douces images que ce livre nous met en tête, les mots parfaitement choisis (quelle bonne traduction!), en une petite soirée au lit, ce fut un petit cocon de mots parfait.
Puis j'ai moi aussi fait ma rentrée littéraire, mais en retard, en me régalant de la Zone d'inconfort de Jonathan Franzen. J'aime les mémoires, j'aime les gens qui se souviennent des sensations si particulières de l'enfance, alors j'ai forcément aimé ce récit. Les pages de critiques littéraires qui donnent envie de lire, l'autodérision, l'adolescence douce amère... c'était très bon de se faire transporter ainsi.
Dommage que je n'ai pas encore trouvé le moyen de lire en tricotant, parce qu'on dirait bien que cette année je vais être obligée de rationner mes loisirs!
29 juin 11
Admis(e)




La vie la vraie !
Hier au lieu de faire les soldes, j'ai dépensé mes quelques deniers dans une crème anti-mes-grains-de-beauté-deviennent-fous-à-cause-du-soleil, ça y est je suis grande et raisonnable!
Sinon vous avez vu, j'ai eu mon année!! Yeah maintenant plus d'excuses pour ne pas rédiger cette intro de mémoire qu'on m'a demandé... ouch je galère! Mais on a pas encore eu les notes et j'ai hâte de voir le désastre en dyslexie... je crois que ça ne va pas complètement devenir ma spécialité...
On va préparer les sacs pour les Eurocks, il faut que je me trouve un projet crochet à faire là bas, entre deux concerts...
Bon je vous laisse, il va être midi et il fait tout gris, j'ai quelques lampes à allumer moi!!humhum bientôt juillet qu'ils disent...
29 avr. 11
La lumière et la distance qu'elle parcourt jusqu'à nous

Hier après-midi, ma table en verre à la médiathèque, pour changer d'air après quelques jours à la bu de droit. Fausse pause pipi-prétexte à un peu moins de mots à connaître par coeur qui font peur sous les yeux, je passe devant les nouveautés, le coup d'oeil habituel, entre les manuels pour élever ses enfants, tomber enceinte et dompter Photoshop, ce titre, et tout de suite Joyce et Dylan Thomas en tête, leurs portraits à eux aussi que lisait tout haut mon père, que je m'amusais à couvrir avec des chansons, pour l'embêter.
Pas besoin d'en savoir plus, je l'emprunte.
Et tout à l'heure je le finis.
Entre temps... j'ai eu mal au ventre, j'ai eu peur de la peau grise fine comme un drap qu'on nous raconte, qui semble bien être prête à se déchirer à tout moment, mes yeux ont piqué à force de lire cette fumée épaisse, qui ne s'en va jamais vraiment, les moments peut-être pires qui racontent ce petit garçon, la genèse d'un vide. Parfois c'est un peu trop, la claustrophobie, le trop de glauque guette et il me faut reposer ce livre. Mais pas longtemps. Ces mots sont ceux d'un homme qui les a beaucoup côtoyés, et forcément ça aide à manger les 250 pages assez avidement. Un livre dont j'entendrais bien quelques passages lus à voix haute aussi. Ça semble s'être écrit en quelques jours, sans chercher une quelconque rédemption ou empathie de la part de la personne qui l'aura entre les mains. C'est un agent littéraire, c'est un homme qui refait des trous à sa ceinture, qui guette le caillou de trop, celui qu'il redoute mais qu'il espère trouver dans les 40 sachets qu'il s'achète et fume en deux jours et qui se souvient, on ne sait pas si les souvenirs sont trop nombreux ou pas assez nets.
La suite arrive en janvier aux États-Unis, et je vais guetter ça. En attendant, j'ai trouvé un extrait non publié qui se passe à Paris, ici.Et moi je ne parle pas beaucoup de mes lectures, ni ici ni dans la vraie vie, je trouve ça très-trop personnel et je n'ose pas souvent, alors je ne sais pas comment on finit un tel billet. Mais seulement que ce livre m'a fait quelque chose.

Photo de William Eggleston
26 déc. 10
Motsmalmenés
Durrr ce dimanche, une mini nuit chamboulée par du trop-chaud-trop-froid,couplé à une mini dispute qui fait garder les yeux ouverts, et ces mêmes yeux qui ne décollent pas de l'horloge avec les minutes en moins de sommeil qui filaient très très vite, jusqu'à l'heure fatidique de 6h30... 6h de vente de bûches plus tard, je suis repartie avec un petit Stölen en cadeau, qui n'a pas fait long feu une fois qu'on eut commencé notre après-midi plan anti-froid!
Entre autres activités dominicales moelleuses je cherchais le titre d'un livre sur le site des éditions Zulma, et j'y ai trouvé un petit atelier d'écriture, qui nous a bien amusé avec Mr Pimpin. Mi-écriture automatique, mi-exercice Oulipien, on s'est bien pris au jeu, et voici nos productions...
* plutôt naïve et qui mériterait une lecture savoureuse et instructive au travers d'un filtre plus clinique peut-être pour le mien, et tout fanfreluché et philosophé pour celui de Mr Pimpin, personnellement je n'y ai pas compris grand chose, mais on a bien ri à essayer de caser salpêtre et transsubstantiation dans la même phrase!




